Vérifier l'historique
Un historique propre signifie que vous pouvez retracer de manière plausible l'utilisation du véhicule. L'absence de documents n'est pas forcément rédhibitoire, mais elle augmente votre risque et devrait se refléter dans le prix.
- Permis de circulation : le numéro de châssis, le type et les données du détenteur correspondent-ils au véhicule et au vendeur ? Attention aux inscriptions comme l'interdiction de changer de détenteur, fréquente pour les véhicules en leasing.
- Justificatifs d'entretien et de réparation : ne pas se contenter du carnet de service, consulter aussi les factures.
- Kilométrage : le comparer aux entrées de service, aux rapports d'expertise et à l'usure de l'habitacle.
- Anciens propriétaires et usage : véhicule privé, voiture de société, de location ou importée ?
- Accidents et travaux de carrosserie : poser la question directement et consigner la réponse dans le contrat.
Clarifier leasing et financement
Si un véhicule est encore en leasing ou mis en gage, le vendeur ne peut pas en disposer librement. En cas de doute, faites-vous confirmer l'absence de droits de tiers avant de payer.
Évaluer l'état réel
L'état technique se révèle souvent là où l'on ne regarde pas d'emblée. Examinez la voiture à la lumière du jour, au sec et pas fraîchement lavée : l'eau et l'obscurité masquent les dégâts de peinture et les fuites.
| Zone | À quoi faire attention | Pourquoi c'est important |
|---|---|---|
| Habitacle | Usure du volant, du levier de vitesses, des pédales et du siège conducteur | Si l'usure ne correspond pas au kilométrage, la prudence s'impose |
| Carrosserie | Jeux réguliers, teinte uniforme, rouille sur les arêtes et passages de roue | Les irrégularités trahissent des réparations ou des dégâts d'accident |
| Pneus et freins | Profondeur de profil, usure unilatérale, bruits, état des disques | Une usure unilatérale peut signaler un problème de train roulant |
| Compartiment moteur et soubassement | Traces d'huile et de liquide de refroidissement, corrosion, état des durites | De petits défauts y deviennent vite coûteux |
| Électronique | Témoins d'alerte, climatisation, systèmes d'assistance, vitres et serrures | Les pannes électroniques sont souvent chères à réparer |
Pour les véhicules électriques et hybrides s'ajoute la batterie. Demandez un certificat de batterie récent ou un rapport sur son état de santé, ainsi que la garantie constructeur restante.
Ce que dit l'expertise, et ce qu'elle ne dit pas
L'expertise périodique du service cantonal des automobiles vérifie qu'un véhicule respecte les prescriptions de sécurité routière et d'environnement. Les voitures de tourisme sont en général convoquées une première fois quatre ans après la première mise en circulation, puis après trois ans et ensuite tous les deux ans.
Une expertise réussie est un élément important, mais pas un blanc-seing. Elle renseigne peu sur l'usure qui ne compromet pas encore la sécurité, par exemple de l'embrayage, de la boîte ou du moteur. Regardez la date : une expertise vieille de plusieurs mois décrit un état antérieur. Les annonces vantant une expertise récente ne sont parlantes que si vous voyez le rapport.
L'expertise montre qu'une voiture respectait les règles le jour du contrôle, pas qu'elle est en bon état.
Visite et essai routier, étape par étape
- Demander et vérifier les documents à l'avance.
- Examiner la voiture à la lumière du jour, à l'extérieur et à l'intérieur.
- Démarrer le moteur à froid en surveillant bruits, fumée et témoins lumineux.
- Faire un essai d'au moins 20 à 30 minutes sur différents types de routes : ville, route cantonale et si possible autoroute.
- Contrôler freins, direction, boîte, bruits et tenue de cap, y compris moteur chaud.
- En cas de doute, faire réaliser un contrôle d'achat indépendant par un garage ou un club automobile.
- Clarifier par écrit les points ouverts avant de vous engager.
Un contrôle indépendant a un coût, mais il reste généralement modeste face à un mauvais achat. Les vendeurs sérieux ne le refusent pas.
Contrat de vente et garantie
Concluez toujours l'achat par écrit. Le contrat doit mentionner le véhicule, le numéro de châssis, le kilométrage, le prix, les défauts connus, les accidents éventuels, la date de remise et le régime de garantie.
Entre particuliers, la garantie est souvent exclue. Cette exclusion ne vaut toutefois pas pour les défauts que le vendeur a frauduleusement dissimulés. Les garages proposent souvent leur propre garantie occasion ; lisez attentivement quels éléments elle couvre et pour combien de temps. Si vous découvrez un défaut après l'achat, vous devez le signaler rapidement, de préférence par écrit. En cas de litige, un conseil juridique est utile.
Penser à l'immatriculation
Avant l'immatriculation au service des automobiles, il vous faut une attestation d'assurance. En Suisse, les plaques appartiennent au détenteur et non au véhicule. Clarifiez donc les modalités de remise et de transfert.